Lieux remarquables

Lieux à découvrir et idées de sorties

La variété des paysages et la richesse du patrimoine de la commune de Taulé méritent le détour. Architecture, paysages, marques de l’histoire… Taulé offre de très belles découvertes à qui sait les dénicher. Voici quelques pistes…

La Palud : 
Point de vue aménagé du « Parcours de découverte du Château du Taureau »

En longeant la Baie de Morlaix, de Locquénolé vers Carantec, faites une halte à la « Palud ». 
Ce site fait partie des huit points d’information où sont érigés des monuments repères, racontant chacun une page de l’histoire du Château du Taureau. Ce parcours de découverte du Château du Taureau s’étend autour de la Baie de Morlaix et comporte huit sites-escales :

  • La Chaise du Curé à Carantec (Renaissance d’un fort – un écrin pour les oiseaux)
  • La Pointe du Cosmeur à Carantec (Un rocher forteresse – La force du granite)
  • La Palud, Saint Julien à Taulé (Morlaix, ville convoitée – Les richesses de la Baie)
  • Le Dourduff-en-Mer à Plouézoc’h (L’empreinte de Vauban – La Baie hisse les voiles)
  • La Palud de Kerarmel à Plouézoc’h (Une prison au milieu de la mer – L’huître, reine de la baie)
  • La pointe de Barnénez à Plouézoc’h (La vie à bord – Un paysage à lire)
  • Saint-Samson à Plougasnou (Sus à l’ennemi! – Trésors enfouis)
  • La pointe Annalouesten à Plougasnou (Une position stratégique – L’art de naviguer)

Le port de Penzé

Autrefois utilisé par des caboteurs transportant du blé, du sable ou du goémon, le port de Penzé était le principal village de la commune de Taulé.

Il s’y tenait chaque année six foires : les premiers février, avril, juin, août, octobre et décembre. Celle du printemps était fameuse dans le pays, sous le nom de « Foire des Mariages ». 
Ce jour, les « Pennères » (jeunes filles uniques) de tous les cantons voisins viennent, dans leurs plus beaux habits, s’asseoir sur les parapets du pont. Les jeunes gens arrivent ensuite, accompagnés de leurs parents, et passent gravement, au milieu de cette double haie de jeunes filles riantes et parées, et dont les costumes aux brillantes couleurs sont encadrés dans la verdure de la jolie coulée du Penhoat. Quand l’une d’elles a touché le cœur d’un garçon, il s’avance vers elle et lui tend la main pour l’aider à descendre du parapet. Les parents s’approchent, les pourparlers ont lieu, et si tout le monde est d’accord, on se frappe dans la main. Ces fiançailles sont rarement sans résultat définitif.

Aujourd’hui, l’ambiance est toujours au rendez-vous quand il y a la fête de l’huître (en mai).

Le port est aménagé pour la plaisance mais attention à la marée !

Castel an Trebez

Situé au confluent de la rivière de Morlaix et de la Pennelé, le site de Castel an Trebez ainsi dénommé du fait de sa forme et des trois postes de guet, a servi de point de défense depuis des temps reculés. 
Remarquablement protégé par des falaises à pic le long des deux rivières et une importante levée de terre sur sa face ouest, il constituait un refuge pour toute la population voisine lors des incursions barbares.

Ancien plan de Castel an Trebez

Les Vicomtes de Léon y construisent au XIIe siècle une importante forteresse intégrée dans l’ensemble défensif du Pays de Léon. Les Vicomtes de Léon sont en rébellion constante contre les Ducs de Bretagne.

Au milieu du XIIe siècle, l’un d’eux, Guyomard IV, se heurte à Conan IV qui vient de fiancer sa fille Constance de Geffroy, fils d’Henri II Plantagenet. A la demande du Duc de Bretagne, les troupes anglaises vinrent mettre le siège en 1166 devant Castel an Trebez. Guyomard IV fut vaincu et la forteresse incendiée. Repris par le Vicomte de Léon, le château fut reconstruit.

En 1374, Jean IV de Montfort prétendant au Duché de Bretagne, qui avait été battu par Duguesclin et s’était réfugié en Angleterre, débarqua à la tête de quelques milliers d’Anglais. Il s’empara de Castel an Trebez et démantela la forteresse avant de menacer Morlaix qui fut, finalement, épargnée. L’intérêt du parcours réside dans les magnifiques points de vue aux postes de guet (vue sur la Pennelé et sur la rivière de Morlaix).

Le vieux clocher

Le vieux clocher a été construit au début du XVIe siècle. Il est attribué à Joseph Beaumanoir ou à son fils Étienne, et classé « Vieux Beaumanoir ».

Le Vieux clocher de Taulé

Le clocher est constitué d’une tour carrée à triple contreforts surmontée d’une balustrade et d’une flèche pyramidale. Accolée à la façade sud, une tourelle cylindrique à toit pointu renferme un escalier de 72 marches.

À la base de la porte du clocher se trouvent deux ossuaires à quatre baies. L’église attenante a disparu mais des fouilles ont permis de retrouver l’emplacement de la nef représenté aujourd’hui par le parvis en ardoises.

En 1694, le clocher constitua le premier maillon d’une chaîne de postes de guet dont l’autre extrémité était Brest. Craignant que les Anglais n’attaquent cette ville, Vauban pensait que les points les plus propices à un débarquement étaient Camaret et Carantec. Il fortifia Carantec et créa le poste de surveillance de Taulé. Les signaux optiques (fumées de feux) et acoustiques (coups de fusil) étaient transmis de clocher en clocher jusqu’à Brest.

La fontaine Stivell ar Vuhez

La fontaine Stivel ar vuhez

La fontaine Stivell ar vuhez, source de vie, orne la place depuis l’an 2000. Elle a été réalisée par le sculpteur Patrig ar Goarnig de Saint Goarec.

Les thèmes de la famille, de l’eau, élément fondamental de la vie étant chers aux Taulésiens, la fontaine représente un homme, une femme et un enfant puisant de l’eau dans une source.

La fontaine repose sur des dalles de schiste qui représentent les contours de la commune et sur lesquels figurent quelques noms de lieux.

L’église Saint Pierre

Église Saint Pierre de Taulé

Vaste édifice néo-gothique, l’église Saint Pierre de Taulé fut construite par Mgr Canevet de Corlay sur des plans de Le Guerranic au début du siècle dernier. Le clocher très pointu est du type « Kreisker ».

On peut y admirer quelques bois polychromes dont une vierge à l’enfant datant du XVIe siècle provenant de l’ancienne église, ainsi qu’une reproduction du « guidon » de cavalerie du régiment de la reine Leczinska épouse de Louis XV. Le guidon offert à la paroisse de Taulé en 1748 par le comte de Morand, mestre de camp du régiment la « Reine-Dragons », est une pièce unique et est actuellement exposé au musée de l’armée à Paris.

Les cloches de l’église ont pour noms Marie-Anne (mi bémol), Laure (fa), Marie-Françoise (sol) et Marie (si bémol).

Vitraux de l'église Saint Pierre de Taulé